Le titre emprunte aux « Cosmicomiques » d'Italo Calvino, où le soleil approche de sa fin et l'humanité se prépare à la sienne. Pourtant, chez Calvino, la fin n'est pas seulement tragique ; elle est aussi synonyme de clarté, d'une étrange paix née de la reconnaissance de la fugacité de la vie. L'œuvre de Verschaeve présente cette même dualité : une tension entre continuité et effondrement, optimisme et extinction, beauté et certitude de sa finitude. Cette oscillation entre élan et doute imprègne chaque page du livre et fait écho à notre époque, où le thème de la fin du monde semble moins relever de la fiction.