Pour créer ces images sur la culture numérique, Soren utilise une chambre photographique argentique grand format. Les gestes vigoureux et expressifs à la surface de l'image reflètent le conflit entre réalité et fiction, ainsi qu'entre nos vies incarnées et nos vies médiatisées en ligne.
Les photographies mettent en lumière ce que nous essayons habituellement d'ignorer et de ne pas voir sur nos écrans. Elles révèlent un monde extérieur dystopique où tourbillonnent les empreintes digitales et les traces de graisse de notre propre corps. Ces empreintes humaines semblent en décalage avec le détachement froid et l'objectivité du flux d'informations qui nous parvient sans relâche.
À travers ce projet, le spectateur est contraint de poser un regard inédit sur un objet du quotidien. L'ouvrage est accompagné d'un essai de Jia Tolentino, rédactrice au New Yorker et autrice du recueil d'essais Faux Miroir : Réflexions sur l'auto-illusion.