« La photographie la plus contemporaine renoue-t-elle avec la tradition du “merveilleux scientifique” née de la littérature de Jules Verne ? Est-ce l’occasion de dépasser les limites mêmes du médium photographique en expérimentant toutes les dimensions de l’image ? Depuis près d’une décennie, l’univers de Sandrine Elberg propose une double exploration : celle de la photographie et celle des représentations du cosmos. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, l’expérimentation photographique a été – et demeure – le moyen de renouveler notre imagination de la nature. Comment ? En désarmant le regard, en représentant le macro et le micro par la matérialité de la photographie, produite sur tous types de supports, en “désanthropisant” le regard – c’est-à-dire en montrant ce que nous ne pouvons voir. Répondant à sa manière à la crise de la sensibilité, Sandrine Elberg transcende la photographie comme simple image pour engager pleinement l’imagination. » (Extrait du texte de Michel Poivert)