Le titre fait référence à la cité mythique mentionnée par Rufus Festus Avienus dans son Ora Maritima : une ancienne cité située sur ce littoral qui, bien que jamais localisée avec certitude – et même si son existence demeure incertaine –, a perduré dans l’imaginaire historique et symbolique de la région. Cette idée d’un lieu possible, évoqué mais inaccessible, structure conceptuellement le projet.
Son premier livre, Transmontanus (Ediciones Anómalas, 2014), marquait déjà le début d'un retour personnel à un paysage auquel il est lié depuis l'enfance. Avec Cypsela , Danés poursuit et approfondit cette trajectoire, abordant l'Empordà non seulement comme un espace physique, mais aussi comme un territoire de projection mythique et émotionnelle. Le paysage apparaît comme une réalité habitée par des strates de temps, de mémoire et de fiction, où la présence humaine, les récits et les traces du passé configurent une géographie à la fois tangible et imaginaire.