Au cœur de l’ouvrage : l’enquête menée dans un petit village vénézuélien sur le calypso, rythme méconnu hérité des migrants antillais venus travailler dans les mines d’or. Ce passé d’accueil entre en résonance avec le présent d’un pays frappé par une émigration massive, offrant un regard renouvelé sur les questions d’exil et d’identité.
Croisant photographie, texte et musique, le projet se construit comme un atlas imaginaire, immersif et sensoriel, où mémoire ancestrale et rêve se mêlent. Les deux artistes, franco-vénézuéliennes, partagent une conception du territoire affranchi des frontières, ancré dans les sensations, les rencontres et les liens humains.
Leur collaboration repose sur une profonde résonance formelle : Carrasco altère l’image comme La Chica distord le son, toutes deux cherchant avant tout à générer des émotions et à toucher le regardeur au plus profond.