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Les mois noirs de Stéphane Lavoué

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J’ai rencontré le Pays Bigouden quelques jours après ma compagne, Catherine. J’avais une vingtaine d’années, nous venions à peine de décider de passer notre vie ensemble et je devais déjà partir plusieurs mois en Malaisie. Pour sceller notre toute jeune relation, elle décida de me soumettre au « test bigouden », épreuve initiatique de quelques jours, chez ses grands-parents, à Kérity.

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J’ai rencontré le Pays Bigouden quelques jours après ma compagne, Catherine. J’avais une vingtaine d’années, nous venions à peine de décider de passer notre vie ensemble et je devais déjà partir plusieurs mois en Malaisie. Pour sceller notre toute jeune relation, elle décida de me soumettre au « test bigouden », épreuve initiatique de quelques jours, chez ses grands-parents, à Kérity.

Dès les premiers instants, je fus littéralement ensorcelé. Le sourire de sa grand-mère nous accueillant sur le trottoir, la lumière blanche aveuglante sur la façade de la maison, le plateau de langoustines fumantes sur la table du salon… puis les balades sur la grève, la silhouette du phare, les histoires de marins perdus en mer

Tout. Ma rétine a tout imprimé.

Vingt ans plus tard, nous voilà de nouveau à Kérity. Avec nos deux filles.

Après plus d’une décennie de vie parisienne, nous aspirions à de profonds changements. Nous avions tout envisagé : Rio de Janeiro, San Francisco, Montréal.

Finalement, c’est à Cap Caval, la pointe du Sud du Finistère, que nous avons décidé de nous poser.

A Kérity, dans la maison des grands-parents de Catherine.

Rapidement, ce petit territoire familier a provoqué la révolution copernicienne tant espérée. La fin des commandes parisiennes m’a permis de pratiquer une photographie plus personnelle et notre nouvel environnement est devenu ma principale source d’inspiration. Il s’agit d’essayer d’exprimer les émotions que je peux ressentir à vivre ici, sur le rebord du monde.

Je tâtonne, expérimente plusieurs formes photographiques pour échapper à l’iconographie éculée des bords de mer, bateaux et filets de pêche. Par chance, je suis trop malade en mer pour photographier à bord ! Je reste donc à quai et pousse la porte des hangars : criée, chantiers navals, forges marines, conserveries, glacière… Je découvre la filière « A terre» alimentée par les marées successives des chalutiers, ligneurs et bolincheurs. Communauté. Travail manuel. Pénibilité. Architecture économique et sociale du territoire.

Et il y a des jeunes. Ceux qui n’ont pas quitté « le pays » et s’y accrochent, viscéralement. Ils m’intriguent, je les photographie : jeune patron-pêcheur, reine des Brodeuses, meunier, écailler, surfer…pourquoi eux restent-ils alors que la majorité s’en va ? Ils me guident sur de nouveaux chemins et contribuent à compléter ma carte mentale bigoudène.

Ainsi naissent Les Mois Noirs, récit photographique de fiction, représentation intime du territoire sur lequel ma bigoudène et moi avons fait le choix de vivre. »

Poids 0.380 kg
Dimensions 17.7 × 27 × 1 cm
Titre :

Les mois noirs

Auteur :

Stéphane Lavoué

Editions :

Éditions 77

Nombre de pages :

80 pages

Date sortie :

Mai 2020

ISBN :

978-2-9552412-6-4

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