Rangés dans des enveloppes en papier kraft et dans des cartons à dessins, plus ou moins classés par thème – Venise, Tokyo, Chine, New York… –, tirages couleur et noir et blanc, planches contact et bandes de négatifs nous plongent dans l’imaginaire de l’écrivain. Après une première ébauche – amorcer un récit subjectif –, Jean-Philippe Toussaint se saisit de l’histoire et complète les images de la valise d’autres plus anciennes et personnelles. Le livre se compose peu à peu au fil de 36 poses… Considéré comme un écrivain très visuel – « dès mes premiers romans, j’ai toujours imaginé visuellement les scènes » – Toussaint a conçu ici un ouvrage où mots et images se font l’écho les uns des autres et tissent ensemble une oeuvre qui parle du regard.