Mama Coca revisite le récit construit autour de la coca et examine son interdiction, alors que cette plante fait partie intégrante du patrimoine des communautés autochtones d’Amérique du Sud depuis des millénaires. Ce film met en lumière l’espoir d’un avenir différent grâce aux luttes indigènes dans une région particulièrement touchée par la violence du conflit interne colombien.
Le livre photo rassemble une série de photographies prises dans le département de Cauca (Colombie) sur la garde indigène et les principaux rituels du peuple Nasa, avec des textes et des archives.
Dans les communautés Nasa, la coca demeure un aliment couramment utilisé et consommé, notamment lors des rituels. Elle est considérée comme un élément clé des connexions spirituelles. On la mâche pendant la cueillette d’autres plantes, car la coca permet de les identifier. La mastication se poursuit pendant la préparation et les rituels. Les feuilles sont également offertes au feu.
La coca est essentielle à la réaffirmation de l’identité autochtone après les désastres humains, sociaux et culturels engendrés par le colonialisme. Elle est considérée comme intrinsèquement liée aux communautés. C’est pourquoi les autorités autochtones revendiquent un droit fondamental de consultation quant à son utilisation, notamment à des fins industrielles ou de recherche scientifique.
Les gardes autochtones, dont les bâtons ne sont pas des armes mais le seul symbole de l’autorité que leur confèrent les communautés, assurent la gestion du territoire et la protection de ses habitants. Ils sont en première ligne d’une lutte acharnée contre le trafic de drogue, qui recrute de nombreux jeunes et mineurs issus des communautés autochtones par l’intermédiaire de groupes armés opérant dans la région.








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