Pour faire face à ces sentiments, Markosian met en scène des reconstitutions avec un acteur, recréant des moments de tendresse parallèlement à la rupture. Évoluant sur le terrain instable de la mémoire, où le désir peut déformer, embellir et effacer, elle utilise la caméra comme un outil d’expression, revisitant le passé tout en le façonnant dans le présent. Ce qui s’est autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l’envie de lâcher prise et le désir de s’accrocher. Replaced propose une réflexion sur la vie après l’amour, sur la façon dont nous traversons les cycles de l’attachement, de la séparation et du souvenir.